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Bienvenue sur P.A.D.H/ONG HUMANITAIRE Les Guérisseurs de la Lumière des Christs d’Afrique du Sud travaillent par trois, pour créer de merveilleuses guérisons.(Voir les Guérisons de la Lumière des Christs en Afrique du Sud). Voici une expérience : « Les Guérisons Trinité ont été au-delà des mots. Je ressens, quand je guéris un enfant, qu’ils travaillent avec nous pour s’aider eux-mêmes. Ils donnent autant qu’ils reçoivent. C’est particulièrement évident quand ils dorment. Un énorme contraste avec la sensation de drainage que j’expérimente quand je travaille sur des adultes. Au CHBC de Tshepo Hope dans le Township de Tsakane j’ai eu une merveilleuse expérience quand la petite fille dont nous venions de finir la séance de guérison a souri dans son sommeil juste quand je finissais de « Remercier ». Dès que je me suis dirigé vers le bébé suivant, Ms M couru vers moi et dit qu’un petit garçon, après que la Guérison de la Lumière des Christs ait été finie, se leva dans son sommeil et cria « Nkosi ! (Dieu !) », et puis se recoucha. » Les statistiques du Gouvernement dans un livret de prise de conscience sur le SIDA. · Les bébés porteurs du VIH ne vivent pas longtemps. Beaucoup de bébés infectés meurent en bas-âge, certains avant l’âge de deux ans. Presque tous les enfants porteurs du VIH meurent avant l’âge de 8 ans. · Une grande partie des bébés et enfants dans les maisons d’accueil, les centres de soins et les orphelinats ont bien une famille, mais ils ont été abandonnés à cause des stigmates attachées au SIDA / parce qu’ils ne peuvent faire à face à un enfant malade qui va inévitablement mourir / parce que la mère est morte du SIDA et les bébés sont rejetés par d’autres membres de la famille parce qu’ils ne veulent pas faire face à une autre mort. · Des centaines de nouveaux-nés avec le virus sont trouvés dans les toilettes, les poubelles, les tas d’ordures - s’ils sont trouvés vivants, des « mamas » les prennent dans leurs propres maisons. Nos Guérisseurs de la Lumière des Christs sud-africains ont maintenant deux boulots à plein temps. Ils ont leur travail normal afin de gagner de l’argent pour les dépenses de leurs familles, et de nombreuses et longues heures de travail de guérison pour aider les bébés. Nombre d’entre eux prennent des congés sans être payés et endurent des austérités de façon à amener un toucher humain dans des conditions inhumaines. Des bébés orphelins, par centaines de milliers, vivent dans des baraques sans électricité ou eau courante. Il y a aussi un manque de nourriture et d’eau potable. Nous avons des Guérisseurs de la Lumière des Christs qui souhaitent travailler à plein temps sur la ligne de front de la pandémie du SIDA. De merveilleuses personnes qui donnent le réconfort de guérisons spirituelles, le contact humain et une peluche à des bébés mourant du VIH/SIDA. Certaines guérisons sont très difficiles à cause de la souffrance dont on est témoin dans ces séances de guérison. Imaginez donner des guérisons à des enfants de 11ans dont les corps sont tellement ravagés par le SIDA que le tour de leurs bras et de leurs jambes ne mesure que un pouce ou 4 centimètres. (Connectez votre pouce et votre index pour faire un cercle – C’est la taille des bras et des jambes d’un enfant de 11 ans quand son corps a été ravagé par le SIDA. A la requête des autorités sud-africaine nous ne publions pas de photographies des bébés ou des enfants ravagés par le SIDA. Nous montrons seulement sur notre site web des images des bébés et enfants atteints du VIH/SIDA « les plus en forme ».) Voici la réaction d’une personne, positive au VIH, aux bénéfices de seulement une séance de Guérison de la Lumière des Christs : « Ses niveaux physique, mental et émotionnel étaient dangereusement bas. Il semblait que s’il n’en venait pas au suicide, il mourrait d’ici 2 à 5 ans ! Il pesait 75 kg et son poids diminuait rapidement. Son taux de CD4 était à environ 250 et il chutait (700 est le taux normal, en dessous de 200 ce n’est plus le VIH c’est le SIDA). Son système immunitaire rejetait et s’immunisait contre tous les médicaments connus, ainsi il semblait qu’il n’aurait seulement que quelques années à vivre. Il était rempli de peurs à un point de terreur…dans une panique, un stress et une anxiété complets… tremblant sans se maîtriser…sanglotant et hallucinant, véritablement un enfer mental. Aujourd’hui, quelques mois plus tard, il est heureux, actif et a un travail. Il pèse maintenant 88 kg ! Depuis la séance de Guérison de la Lumière des Christs/Trinité… son taux de CD4 est maintenant 540… presque 300 points de plus. Il continue à prendre ses prescription médicales pour le VIH mais son corps travaille avec elles, pas contre elles. Le changement est phénoménal ! Il a dit qu’il sait que ce changement vient entièrement de la Guérison qu’il a reçue à la fin du mois de septembre, quand il a vu les trois Soleils se chevaucher en Vesica Piscis au-dessus de sa tête et puis un brillant pilier de Lumière émerger du centre au-dessus de lui et s’écouler sur lui et en lui. Il ne savait pas avant que nous ne commencions ce que nous faisions dans la prière et dans la guérison… Il a juste décrit la forme et il a vu le schéma d’un nœud Celtique, le logo de la Lumière des Christs. » Etant donnés les résultats comme celui-ci parmi les adultes qui sont porteurs du VIH et ceux qui ont le SIDA, on voit le besoin désespéré de donner des guérisons multiples aux Bébés atteints du VIH/SIDA. Tout a commencé quand nous avons reçu la requête ci-dessous d’un couple qui ont abandonné sa vie pour prendre soin de 30 bébés mourants. (Quand un bébé meurt de complications dues au SIDA, un autre bébé est amené pour remplir le lit en ferraille ou berceau.) « Ce qui manque c’est le toucher humain et simplement un jouet à câliner aiderait à tenir compagnie à ces bébés tandis qu’ils sont étendus dans leurs lits toute la journée attendant de mourir. » Nombre de ces bébés et enfants ne vivront pas pour voir Noël. Veuillez envoyer vos Donations pour des Peluches neuves à l’endroit le plus proche «SMT/CLT Toys for Babies with AIDS». Nos conférences Dés le début du SIDA, vers 1983, certains scientifiques dans le milieu de la rétrovirologie et de la biologie moléculaire ont commencé à exprimer des doutes graves quant à la rigueur scientifique des publications du Prof. Montagnier et du Dr Robert Gallo. Le premier article critique fut publié dans le journal "Cancer" en 1987 par le Prof Peter Duesberg. Celui-ci expliquait comment les rétrovirus ne pouvaient pas être la cause de maladies chez l'homme. Pour avoir publié cet article, Duesberg a été aussitôt mis à l'écart, privant ainsi la recherche bio-médicale d'un des plus brillant chercheurs de sa génération. En 1992 fut créé le "Groupe pour la réévaluation scientifique de l’hypothèse VIH=SIDA". Ce groupe compte plusieurs lauréats du prix Nobel, des scientifiques de haut niveau, des professionnels de la santé et des personnes "diagnostiquées", mais bien portantes et n'ayant reçu aucun traitements officiels. Tous les premiers cas du SIDA recensés aux Etats Unies étaient des grands consommateurs de drogues. Depuis 1981, certains psychologues, thérapeutes et médecins ont travaillé avec des malades dans les épicentres comme San Francisco et New York. Ils ont constaté qu'un changement vers un mode de vie plus sain était bénéfique pour beaucoup. En 1988, le livre "SIDA Espoir" fut publié en France. Ce document historique et visionnaire était la synthèse de tous les travaux en médecine préventive et holistique accomplis et documentés aux Etats Unies. Certains scientifiques y exprimaient leurs doutes par rapport à l'hypothése virale du SIDA. J’ai été diagnostiqué "séropositif" en 1986 et j'ai eu la chance d'apprendre (par des infirmières !) que certains Américains porteurs du même "diagnostic" vivaient cependant bien, après avoir changé de mode de vie, amélioré leur alimentation, et pratiqué du sport et des techniques de relaxation. Cette information fut comme une graine que l'on semait en moi. J'ai progressivement arrêté ma prise de drogues dures, et avec l'aide d’un psychologue et des techniques de relaxation je me suis libéré complètement de ma toxicomanie. En 1989 à Genève, j'ai rencontré pour la première fois des "survivants à long terme" américains. Après une année de découverte et de pratique de techniques holistiques, j'ai découvert un texte dans "Policy Review", grand journal conservateur aux Etats Unis : "Le virus du SIDA est-il une science fiction" du Prof Peter Duesberg et son étudiant Bryan Ellison. Depuis ce moment, je suis devenu chercheur, détective, documentaliste, journaliste et conférencier dans ce domaine extrêmement difficile qu'est la dissidence du Sida. Aujourd’hui le mouvement dissident a pris une ampleur extraordinaire. Même certains chefs d’état ont commencé leur propre enquête sur la supercherie du SIDA, ce qui va influencer les dépenses pour la santé dans les pays pauvres vers l'amélioration des conditions sanitaires : eau potable, agriculture, soins pour les maladies traditionnelles. Et non pour amplifier les profits sans scrupule des cartels pharmaceutiques. Quelques conclusions : 1) Un prix de $100,000 a été offert au premier scientifique qui réussirait l'isolement du VIH ! 2) Sans isolement du "VIH", les tests ne peuvent pas être spécifiques. En fait beaucoup d'autres facteurs peuvent déclencher un test positif. 3) Prescrire des traitements "anti-rétroviraux" contre un virus qui n'a jamais été isolé est de la pure folie ! L'effet de ces molécules est de stopper la réplication de l'ADN. Leur toxicité et leurs redoutables effets secondaires sont bien connus. Ils provoquent d'ailleurs les mêmes symptômes que ce que les médecins appellent SIDA ! 4) La mortalité due au SIDA est d'environ 0,8% de la mortalité annuelle en Occident. Les chiffres africains sont fait de 97% d'estimation et 3% de réalité. Depuis 1985 il n’est pas nécessaire d’avoir un test positif du sida en Afrique pour être déclaré "sidéen" ! Il n’est pas d'avantage possible ni techniquement ni statistiquement d’appeler le SIDA une "épidémie". La véritable épidémie c'est la vente de plus en plus de tests pour lesquels les mêmes industries ont le monopole. Et de plus en plus de corruption par les multinationales jusqu'au sommet de l'ONU, de l'OMS et de l'UNSIDA (dont le directeur reçoit des bénéfices pour sa part d'un brevet de test SIDA !) 5) Il y a d'autres moyens d'aborder nos problèmes immunitaires, et beaucoup d'entre nous sont impliqués à fond dans leur diffusion. 6) Dans ce contexte, il n'y a pas de guérison du SIDA ! Mais il y a la guérison de la peur et de l'ignorance par rapport au SIDA. Information le plus souvent étouffée, muselée et occultée par la voracité d'une industrie pharmaceutique qui devient la plus grande cause de maladie sur notre terre aujourd’hui. Pour plus d'information consultez http://www.sidasante.com Je recommande le téléchargement de "L’Apprentissage n° 9" comme introduction à cet immense controverse : Et pour découvrir les lacunes de l’hypothèse officielle, lire : "$IDA ? Première maladie virtuelle de l’histoire !" : Pour ceux qui aiment les références scientifiques, lire : "La réfutation de la Déclaration de Durban": Nos conférences Dés le début du SIDA, vers 1983, certains scientifiques dans le milieu de la rétrovirologie et de la biologie moléculaire ont commencé à exprimer des doutes graves quant à la rigueur scientifique des publications du Prof. Montagnier et du Dr Robert Gallo. Le premier article critique fut publié dans le journal "Cancer" en 1987 par le Prof Peter Duesberg. Celui-ci expliquait comment les rétrovirus ne pouvaient pas être la cause de maladies chez l'homme. Pour avoir publié cet article, Duesberg a été aussitôt mis à l'écart, privant ainsi la recherche bio-médicale d'un des plus brillant chercheurs de sa génération. En 1992 fut créé le "Groupe pour la réévaluation scientifique de l’hypothèse VIH=SIDA". Ce groupe compte plusieurs lauréats du prix Nobel, des scientifiques de haut niveau, des professionnels de la santé et des personnes "diagnostiquées", mais bien portantes et n'ayant reçu aucun traitements officiels. Tous les premiers cas du SIDA recensés aux Etats Unies étaient des grands consommateurs de drogues. Depuis 1981, certains psychologues, thérapeutes et médecins ont travaillé avec des malades dans les épicentres comme San Francisco et New York. Ils ont constaté qu'un changement vers un mode de vie plus sain était bénéfique pour beaucoup. En 1988, le livre "SIDA Espoir" fut publié en France. Ce document historique et visionnaire était la synthèse de tous les travaux en médecine préventive et holistique accomplis et documentés aux Etats Unies. Certains scientifiques y exprimaient leurs doutes par rapport à l'hypothése virale du SIDA. J’ai été diagnostiqué "séropositif" en 1986 et j'ai eu la chance d'apprendre (par des infirmières !) que certains Américains porteurs du même "diagnostic" vivaient cependant bien, après avoir changé de mode de vie, amélioré leur alimentation, et pratiqué du sport et des techniques de relaxation. Cette information fut comme une graine que l'on semait en moi. J'ai progressivement arrêté ma prise de drogues dures, et avec l'aide d’un psychologue et des techniques de relaxation je me suis libéré complètement de ma toxicomanie. En 1989 à Genève, j'ai rencontré pour la première fois des "survivants à long terme" américains. Après une année de découverte et de pratique de techniques holistiques, j'ai découvert un texte dans "Policy Review", grand journal conservateur aux Etats Unis : "Le virus du SIDA est-il une science fiction" du Prof Peter Duesberg et son étudiant Bryan Ellison. Depuis ce moment, je suis devenu chercheur, détective, documentaliste, journaliste et conférencier dans ce domaine extrêmement difficile qu'est la dissidence du Sida. Aujourd’hui le mouvement dissident a pris une ampleur extraordinaire. Même certains chefs d’état ont commencé leur propre enquête sur la supercherie du SIDA, ce qui va influencer les dépenses pour la santé dans les pays pauvres vers l'amélioration des conditions sanitaires : eau potable, agriculture, soins pour les maladies traditionnelles. Et non pour amplifier les profits sans scrupule des cartels pharmaceutiques. Quelques conclusions : 1) Un prix de $100,000 a été offert au premier scientifique qui réussirait l'isolement du VIH ! 2) Sans isolement du "VIH", les tests ne peuvent pas être spécifiques. En fait beaucoup d'autres facteurs peuvent déclencher un test positif. 3) Prescrire des traitements "anti-rétroviraux" contre un virus qui n'a jamais été isolé est de la pure folie ! L'effet de ces molécules est de stopper la réplication de l'ADN. Leur toxicité et leurs redoutables effets secondaires sont bien connus. Ils provoquent d'ailleurs les mêmes symptômes que ce que les médecins appellent SIDA ! 4) La mortalité due au SIDA est d'environ 0,8% de la mortalité annuelle en Occident. Les chiffres africains sont fait de 97% d'estimation et 3% de réalité. Depuis 1985 il n’est pas nécessaire d’avoir un test positif du sida en Afrique pour être déclaré "sidéen" ! Il n’est pas d'avantage possible ni techniquement ni statistiquement d’appeler le SIDA une "épidémie". La véritable épidémie c'est la vente de plus en plus de tests pour lesquels les mêmes industries ont le monopole. Et de plus en plus de corruption par les multinationales jusqu'au sommet de l'ONU, de l'OMS et de l'UNSIDA (dont le directeur reçoit des bénéfices pour sa part d'un brevet de test SIDA !) 5) Il y a d'autres moyens d'aborder nos problèmes immunitaires, et beaucoup d'entre nous sont impliqués à fond dans leur diffusion. 6) Dans ce contexte, il n'y a pas de guérison du SIDA ! Mais il y a la guérison de la peur et de l'ignorance par rapport au SIDA. Information le plus souvent étouffée, muselée et occultée par la voracité d'une industrie pharmaceutique qui devient la plus grande cause de maladie sur notre terre aujourd’hui. Pour plus d'information consultez http://www.sidasante.com Je recommande le téléchargement de "L’Apprentissage n° 9" comme introduction à cet immense controverse : Et pour découvrir les lacunes de l’hypothèse officielle, lire : "$IDA ? Première maladie virtuelle de l’histoire !" : Pour ceux qui aiment les références scientifiques, lire : "La réfutation de la Déclaration de Durban": mission et évangélisationsanté, guérison et intégrité de la personne encourager la lutte contre le VIH/sida au niveau communautaire Ecumenical Advocacy Alliance HIV/AIDS campaign: "I care. Do you? The churches say yes!" Un agent de communication rencontre une personne vivant avec le sida lors d’un atelier parrainé par le COE en Thaïlande. Le programme « Santé » du COE travaille dans le domaine du VIH/sida depuis les années 1980. A l’époque, et durant les années 1990, il mettait l’accent sur l’élaboration et la distribution de matériels d’enseignement et d’étude. Le programme a soutenu aussi les initiatives communautaires novatrices visant à combattre le VIH/sida, fourni une assistance technique aux Eglises membres dans l’élaboration de stratégies de lutte contre le VIH/sida au niveau communautaire, participé à des réseaux et suscité la création de nouveaux liens lors de forums nationaux et internationaux sur le VIH/sida. Education Un premier ouvrage d’information de base à l’usage des soignants a été publié en 1987 sous le titre « Qu’est-ce que le sida ? ». Conscient de la nécessité d’une assistance et de conseils pastoraux, le programme a organisé alors trois colloques régionaux et un colloque international en vue de définir une approche oecuménique de ce problème. Le rapport du colloque international, paru sous le titre « Le sida et la tâche de guérison de l’Eglise », a été envoyé aux Eglises membres pour qu’elles l’étudient et agissent en conséquence. En 1990, un groupe de conseillers originaires des cinq continents a élaboré, sur la base de documents de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et avec l’aide de collaborateurs de cette organisation, un Guide pour l’accompagnement pastoral des personnes touchées par le VIH/sida. En 1996, le COE a publié dans la série RISK un ouvrage de Gillian Paterson : Love in a Time of AIDS - Women, Health and the Challenge of HIV. Plus récemment, un document d’étude et un guide d’accompagnement, intitulés respectivement Face au sida - L’action des Eglises, et Face au SIDA - Education dans les situations de vulnérabilité au sida (1997), ont été élaborés, mis en forme et distribués dans le cadre d’ateliers, testés et utilisés au niveau communautaire auprès des paroisses, des responsables laïques et du clergé. Depuis lors, ils ont été adaptés et utilisés dans 26 pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, et un programme pilote organisé au Zimbabwe et en Inde (de juin 1999 à mai 2000) a permis de former 2479 personnes. En Amérique latine, le projet a été coordonné par le Conseil des Eglises d’Amérique latine (CLAI), qui a imprimé et distribué les matériels éducatifs et animé une série d’ateliers. HIV/AIDS education poster in Haiti La plupart des pasteurs ne bénéficient pas d’une formation systématique dans le domaine du VIH/sida (connaissance des faits, conseils, organisation communautaire, établissement de liens de réseau avec les autres Eglises, les organisations non gouvernementales ou les gouvernements). De même, les responsables de la plupart des institutions de théologie ne sont pas formés pour donner un enseignement sur le VIH/sida, ni pour préparer les pasteurs à le faire. La majorité des institutions de théologie ne proposent pas parmi leurs branches principales une initiation à la tâche des Eglises face au VIH/sida et n’intègrent pas non plus ce thème dans d’autres cours. En collaboration avec MAP International et ONUSIDA, le programme « Santé » du COE, associé à l’équipe « Education », a encouragé les institutions théologiques africaines à inscrire dans leurs programmes d’enseignement les principales questions relatives au VIH/sida. Les documents fondés sur la Bible et de sources laïques ont été passés en revue lors d’une réunion de responsables d’institutions théologiques africaines organisée à Nairobi en juin 2000. Les participants ont commencé par jeter les bases d’un programme d’enseignement, puis se sont demandé comment on pourrait le diffuser en Afrique. Accent sur l’Afrique Affiche d’information sur le VIH/sida en Haïti Jeunes vendeurs de légumes en Afrique du Sud]Nouvelles de l'EHAIAle bulletin de l'initiative oecuménique sur le HIV/SIDA en Afrique « En Afrique subsaharienne, le sida prend les proportions d’un génocide. Depuis le temps du commerce des esclaves, aucune autre catastrophe n’a autant dépeuplé le continent... On ne saurait trop insister sur les conséquences économiques, sociales et spirituelles de ce fléau. Les Eglises d’Afrique considèrent le sida comme le défi le plus terrible lancé à leur mission et à leur vocation qui est de promouvoir la dignité de la vie dans des communautés durables. »Pasteur Sam Kobia, directeur du secteur « Etude et action » du COE Le travail du programme « Santé » du COE dans le domaine du VIH/sida porte essentiellement aujourd’hui sur la pandémie du VIH/sida en Afrique, à laquelle le programme s’attaque en collaboration avec d’autres instances, dans un souci d’efficacité maximum. Une nouvelle entreprise oecuménique importante en ce domaine, centrée sur l’Afrique australe, occidentale, orientale et centrale, est coordonnée par le COE. C'est l'Initiative oecuménique de lutte contre le VIH/sida en Afrique (EHAIA). Conférences internationales XIIIe Conférence internationale sur le VIH/sida, Durban, juillet 2000Une équipe oecuménique a représenté le COE à la XIIIe Conférence internationale sur le VIH/sida qui s’est tenue à Durban en 2000. En collaboration avec le Réseau chrétien international de lutte contre le SIDA, l’équipe a animé un important atelier durant la conférence, forum exceptionnel où 85 agents de santé représentant les groupes chrétiens engagés dans la lutte contre le VIH/sida ont échangé des expériences et créé des liens enrichissants pour tous. L’équipe du COE a également chargé quatre délégués d’exposer, dans le cadre de la Conférence gouvernementale, le rôle de l’Eglise dans la lutte contre le VIH/sida ; elle a animé plusieurs stands d’information proposant des matériels éducatifs liés aux activités de lutte contre le VIH/sida menées par les réseaux du COE. Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/sida, juin 2001Une équipe oecuménique représentant le COE a travaillé en étroite collaboration avec d’autres ONG et organisations religieuses tout au long du processus de préparation de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/sida (25-27 juin 2001). (Pour de plus amples informations sur la participation de l’équipe aux deux séries de discussions préparatoires organisées la première du 26 février au 2 mars et la seconde du 21 au 25 mai, à New York, voir les communiqués de presse du COE correspondants.) Ces efforts ont permis d’exercer une influence positive sur la « Déclaration d’engagement » adoptée par l’Assemblée générale en juin (document complet disponible sur le site web d’ONUSIDA)). Lors de la session extraordinaire elle-même (voir les communiqués de presse du COE des 19, 26 et 28 juin 2001), l’équipe a aidé à formuler et à présenter une « Déclaration des organisations religieuses » qui a été approuvée par plus de 20 organisations religieuses d’orientations diverses. Ce document constituait la première déclaration interreligieuse de ce genre présentée au niveau international sur le thème du VIH/sida. La déclaration engageait les groupes religieux dans la lutte contre la pandémie et proposait une collaboration avec les gouvernements et la société civile. Le dernier jour de la session, le docteur Christoph Benn, qui conduisait l’équipe oecuménique, a adressé ce message à la plénière de l’Assemblée générale : Toutes les personnes infectées et affectées par le VIH/sida devraient être acceptées dans leur communauté et recevoir aide et soins, et notamment avoir accès au traitement ; les Eglises sont appelées à user de toutes leurs ressources pour soutenir ces efforts. Les groupes à haut risque et vulnérables (par exemple les toxicodépendants, les prisonniers, les réfugiés, les migrants, les déplacés internes et les personnes à orientation homosexuelle) exigent une attention particulière et un accompagnement respectant pleinement leurs droits essentiels. Les risques menaçant plus particulièrement les femmes doivent être abordés par la prévention, les soins et le traitement. Plus fondamentalement, il faut mettre en question les structures et systèmes sociaux, politiques et économiques qui créent leur vulnérabilité. Les besoins et les risques propres aux jeunes, y compris dans le cas où ils ne sont pas encore touchés, doivent être pris en considération de toute urgence. Par respect pour la vie, les méthodes éprouvées de prévention du VIH/sida telles que l’abstinence - par exemple sous forme d’une activité sexuelle plus tardive chez les jeunes ..., la fidélité dans les relations sexuelles et l’utilisation de préservatifs doivent être encouragées et soutenues. J’aimerais dissiper le mythe largement répandu selon lequel toutes les Eglises et organisations religieuses sont opposées à l’usage des préservatifs. Le COE, qui compte 340 Eglises membres dans le monde, a adopté une politique officielle reconnaissant l’usage des préservatifs comme une méthode possible de prévention de la transmission du VIH. Quand vous parlez du sida...... réfléchissez à ce que vous dites.Il s’agit de personnes... et non de germes ! Autres régions Tout en mettant l’accent sur l’Afrique, le programme « Santé » du COE travaille aussi avec les organisations oecuménique régionales d’Amérique latine, des Caraïbes, d’Asie et d’Europe orientale pour porter la question du VIH/sida à l’attention des communautés de ces régions. Dans le cadre de cette collaboration, la Conférence des Eglises des Caraïbes (CCC) travaille avec le COE sur le thème de la sexualité et la manière dont il est abordé par la théologie. Le Conseil des Eglises d’Amérique latine (CLAI) a animé une série d’ateliers à l’intention des responsables d’Eglises et leaders de l’opinion en Amérique centrale et du Sud. Des efforts novateurs ont été entrepris en Asie et en Europe orientale dans le domaine de l’éducation sexuelle, de la prévention du VIH/sida et de l’éducation dans les situations difficiles, auprès des populations vulnérables et dans les régions en conflit. Enfin, le programme « Santé » a soutenu une conférence sur le VIH/sida organisée par la Conférence chrétienne d’Asie (CCA) en Thaïlande au mois de novembre. VIH / SIDA L'infection par le VIH est une infection transmissible. Lutter contre le sida implique une démarche de solidarité et de responsabilité. Chacun est responsable de tous Saint - Exupéry Le sigle VIH correspond à la contraction de "virus de l'immunodéficience humaine" Le sigle SIDA correspond à la contraction de "syndrome d'immunodéficience acquise" Aujourd'hui, le sida est une maladie chronique qui nécessite un traitement au long cours. Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) a pour particularité de s'attaquer à l’un des composants essentiels du système immunitaire, infectant en particulier certaines cellules les lymphocytes "CD4", pilier du système de défense immunitaire. Il s'agit d'un virus de la famille des rétrovirus à ARN.Dans les rétrovirus, le matériel génétique du virus est codé en ARN qui est rétrotranscrit en ADN grâce à une enzyme, la transcriptase inverse.Dans un premier temps, dont la durée reste très variable, les personnes contaminées ne présentent aucun symptôme, aucune manifestation pathologique,(asymptomatiques), mais sont porteuses du virus (séropositifs/ves) et susceptibles de transmettre le VIH. Dès sa pénétration dans l’organisme, le VIH ne cesse de se multiplier. La charge virale peut rester indétectable tant que le système immunitaire reste compétent ou que les traitements contrôlent la multiplication du virus.Au fil du temps, sans traitement, les défenses immunitaires diminuent, la personne est susceptible de développer certaines infections très particulières, dites opportunistes, parce-qu’elles « profitent » de l’affaiblissement du système immunitaire pour apparaître. Lorsque le déficit immunitaire devient important, des infections et des tumeurs surviennent et font entrer le patient dans le stade de la maladie sida.Le sida représente le stade le plus évolué d'une infection chronique appelée maladie à VIH dont l'évolution s'effectue en 3 temps : • la primo-infection c'est la phase précoce de l'infection. Environ 3 à 6 semaines après l'infection initiale, 50 % à 70 % des personnes présentent des symptômes qui ressemblent à ceux de la grippe ou de la mononucléose. Elle peut passer inaperçue ou s'accompagner de signes cliniques (présence de ganglions, fièvre, malaise général, maux de tête, courbatures et douleurs articulaires, éruption cutanée, ulcérations des muqueuses). Ces symptômes durent généralement environ une ou deux semaines, puis disparaissent. Au cours de cette phase, appelée syndrome rétroviral aigu, le VIH se reproduit en grandes quantités et diffuse dans l'ensemble de l'organisme. Un traitement dès ce moment, en limitant la réplication virale permettrait une évolution plus favorable à long terme.• la phase asymptomatique (latence clinique): après la période de primo infection, la réplication du virus dans le sang diminue et se stabilise à un niveau qui varie selon les personnes. Dans certains cas la quantité de virus dans le sang reste faible et le nombre des lymphocytes T-CD4 relativement stable>600 mm3. Les personnes dont le système immunitaire reste à peu près intact après 10 ans représentent environ 10% des personnes atteintes par le VIH. Plus souvent, la quantité de virus augmente dans le sang et le nombre de lymphocytes T-CD4 diminue jusqu'à un seuil critique >200/mm3 entre 3 et 10 ans.La phase de séropositivité sans symptômes cliniques correspond à la période durant laquelle les effets toxiques du virus semblent apparemment contrôlés par l’organisme, notamment par le système immunitaire. Lorsque les personnes atteintes par le VIH ne présentent aucun signe physique de maladie, elles sont dites " asymptomatiques ".• la phase symptomatique/infections opportunistes (sida): Le nombre de lymphocytes T-CD4 diminue rapidement. Cette évolution de l'infection se traduit par la survenue de pathologies plus ou moins graves. Certains symptômes d'allure banale peuvent apparaître (dermite séborrhéique, zona, herpès, candidoses oropharyngée). D'autres lésions sont plus spécifiques de l'infection par le VIH (leucoplasie chevelue de la langue). Le système immunitaire est maintenant en état d'insuffisance grave. Il se trouve alors dans l'incapacité de défendre correctement l'organisme contre la survenue de certaines infections.Le sida correspond au stade avancé de l’infection par le VIH, c'est-à-dire de la forme la plus grave de l'infection par le VIH, lorsqu'une personne séropositive est atteinte par l'une des vingt-cinq maladies répertoriées dans la liste des pathologies définissant le sida. Ces maladies sont des infections opportunistes qui touchent principalement les poumons, le cerveau, le tube digestif, l'œil, des affections tumorales, dont la maladie de Kaposi , et des cancers qui peuvent atteindre tous les organes, des atteintes directes du système nerveux central et du tube digestif par le virus. Principales pathologies du sida Les formes majeures de l'infection sont très variables. Lorsque l'immunodépression est sévère, le risque d'infections opportunistes est important. La pneumocystose est une infection souvent pulmonaire, due à un micro-organisme, le "Pneumocystis carini" responsable de maladie infectieuse en cas d'immunodépression qui peut provoquer des infections respiratoires graves, voire mortelles si elles ne sont pas traitées. Il est possible de la prévenir et de la traiter. Elle est une des plus fréquentes parmi les infections opportunistes. La candidose oesophagienne est une infection due à un champignon du groupe "Candida" se situant au niveau de la bouche, du pharynx, du tube digestif, du vagin, des plis de la peau et des ongles. La candidose est une mycose. Fréquente au cours de l'infection par le VIH elle entraîne des douleurs à la déglutition qui conduit à un amaigrissement important provoqué par une diminution de l'apport alimentaire.Le sarcome de Kaposi est une prolifération maligne de cellules au niveau de la peau, des muqueuses ou des organes internes, constituée de vaisseaux sanguins dilatés provoquant des taches ou des nodules pourpres indolores qui ne démangent pas. C'est une tumeur très rare en dehors du sida. Des traitements locaux (radiothérapie, intervention chirurgicale, cryothérapie) peuvent permettre d'éliminer les taches lorsqu'elles ne sont pas trop nombreuses.La toxoplasmose est une maladie parasitaire due à "Toxoplasma gondi", bénigne sauf pour le foetus et les personnes immunodéprimées chez qui elle peut entraîner une encéphalite grave. Un traitement permet de prévenir la survenue de cette pathologie contre laquelle il existe également un traitement curatif.L'infection à cytomégalovirus est un herpès virus très répandu dans la population générale. Ce virus provoque habituellement une infection bénigne. En cas d'immunodépression il peut être à l'origine d'une infection aiguë. Présent chez 80 à 90 % des personnes séropositives, il entraîne, lorsque le déficit immunitaire est très important, des atteintes d'une zone de l'œil, la rétine (rétinite) dans 25 à 40 %. Le traitement de cette infection est lourd pour les patients car il suppose des perfusions d'une à deux heures, deux fois par jour pour le traitement curatif, puis une fois par jour pour le traitement préventif des rechutes qui est indispensable. Un traitement préventif, administré sous forme de comprimés, existe désormais.Les lymphomes sont des cancers des cellules sanguines. Ce sont des tumeurs malignes du système lymphatique qui peuvent toucher plusieurs organes (ganglions, système nerveux central, moelle osseuse et tube digestif). Les cancers du col de l'utérus surviennent plus fréquemment chez les femmes séropositives. Ils font d'ailleurs partie des maladies qui définissent le sida.L'encéphalite due au VIH est responsable d'atteinte du système nerveux central. C'est une inflammation au niveau du cerveau.Les infections à mycobactéries atypiques : elles sont liées à la présence dans l'organisme de bactéries proches, par certains aspects, de celle responsable de la tuberculose. Ces infections sont souvent disséminées au niveau de plusieurs organes et sont difficiles à traiter. Un traitement préventif, est aujourd'hui disponible.La tuberculose est une maladie contagieuse due au bacille de Koch (famille des mycobactéries) se manifestant souvent par une atteinte pulmonaire mais pouvant toucher tous les organes notamment en cas d'immunosuppression.La cryptosporidiose est due à un parasite et est responsable de diarrhées chroniques. Outre le tube digestif elle peut être présente au niveau des voies biliaires et de manière exceptionnelle dans d'autres organes (poumon, pancréas). Le traitement symptomatique de la diarrhée est indispensable. Lien vers : la structure du virus du sida Le virus se réplique constamment et à un niveau élevéLe VIH ne cesse de se répliquer et ce, à un niveau considérable, les mutations qui se produisent lors de la réplication favorisent l'apparition de variations au sein du matériel génétique du virus mais ne permettent pas de passer d'un type à un autre. Des études ont permis de déceler dans le sang des sujets séropositifs des variants du VIH constitués par les différents sous-types du virus (VIH1 / VIH2) présentant in vitro des propriétés différentes: les virus précoces et les virus tardifs. Les seconds sont plus virulents que les premiers, ils se répliquent plus rapidement et possèdent un tropisme cellulaire différent. Il semble que les variants "précoces" du virus sont remplacées par des variants "tardifs", plus virulents, au fur et à mesure de la progression de la maladie. L'émergence de ces souches tardives serait ainsi associée à une progression accélérée de la maladie et serait parallèle à la baisse des T4 provoquant l'immunodépression.Peut-on prévoir l'évolution de la maladie?La mesure de la charge virale est étroitement corrélée à l'évolution de la maladie et constitue un marqueur prédictif fiable du risque de développer un sida. Ainsi, plus la charge virale mesurée au début de l'infection est élevée plus grand est le risque de progression vers le sida.Le taux de CD4 mesure la distance qui sépare le sujet de l'apparition du sida et la charge virale mesure la vitesse à laquelle il parcourt cette distance. Plus elle est élevée et plus rapide sera la progression. Cette image est validée par l'observation des patients "non progresseurs à long terme"dont la charge virale est très inférieure à celle de sujets qui ont ultérieurement développé la maladie.Existe t-il des facteurs qui s'accompagne d'une progression plus rapide de la maladie?Un certain nombre d'évènements, appelés cofacteurs, stimulent l'activité du VIH, mais rien n'est définitivement établi. Certains éléments semblent s'accompagner d'une progression plus rapide de l'infection. Avoir été contaminé par transfusion, par relation homosexuelle, avoir contracté la maladie d'une personne symptomatique, présenter une "primo infection" sévère (en dehors de tout traitement) ou des anomalies biologiques précoces.Le VIH sous forme latente peut être activé par des stimulations extérieures telle une infection à Herpès virus, à cytomégalovirus ou autre agent infectieux entraînant une réplication virale intense. A ce jour 2 virus ont été identifiés, ils sont constitués par les différents sous-types du virus ( VIH1 et VIH2): VIH1 : responsable de la majorité des cas dans le monde. Découvert par l'équipe du professeur Montagnier de l'Institut Pasteur de Paris en 1983. VIH2 : il ressemble au VIH1 mais il semble moins agressif. Il est surtout répandu en Afrique de l'Ouest. Découvert en 1986. De très importants progrès thérapeutiques ont été réalisés ces dernières années. Le sida est une maladie virale connue depuis une vingtaine d'années. Le virus du sida affaiblit les mécanismes de défense de l'organisme, dont la résistance diminue à tel point qu'il ne peut plus combattre les maladies les plus diverses. C'est ainsi que des maladies habituellement guérissables sans difficultés deviennent très graves chez les personnes atteintes du sida. La guérison du sida n'est pas possible à l'heure actuelle. Orphelins du Monde” l'orphelinat Cet été, une équipe de volontaires d'Orphelins du Monde a passé trois semaines en Roumanie, à Botosani, pour tenter d'apporter une aide matérielle aux orphelins. Les orphelins de Luceafarul attendaient-ils Orphelins du Monde ? Arrivés à Botosani, l'équipe d'Orphelins du Monde, Carine Cloux, Anne et Emmanuel Morin, Anne-Sophie et David Sève, a cru un temps à l'échec de sa mission. Emmanuel Morin explique son “parcours du combattant” pour trouver les contacts qui lui ont ouvert les portes des orphelinats. Sur place la Mission “Roumanie 2000” d'Orphelins du Monde apportait 2,5 tonnes d'aide matérielle, des jeux pour les enfants, des fournitures scolaires, de la nourriture, des produits d'hygiène et d'entretien, et des vêtements. La mission s'était donnée pour objectif de visiter les orphelinats de Botosani pour avoir une idée exacte de la situation et de se tourner ensuite vers l'orphelinat en difficulté, mais aucun établissement ne les attendait les bras grands ouverts. “A vrai dire nous pensions, grâce aux premiers contacts que nous avions établis à Botosani, que nous étions attendus notamment par l'association humanitaire savoyarde déjà implantée. Nous pensions aussi que nous n'aurions pas trop de difficultés à visiter les orphelinats. Sur ces deux points nous nous sommes trompés.” “Julia et Lorena” (NDR : l'association savoyarde) qui travaille depuis quelques années auprès des très jeunes enfants, a quitté Botosani deux jours après notre arrivée. Le personnel des orphelinats s'est, lui, rapidement montré assez méfiant. C'est dans la durée que la confiance s'est établie. Au bout d'une semaine, ils ont compris que notre projet tenait debout. Mais le plus difficile a été d'obtenir les autorisations gouvernementales nécessaires pour visiter les orphelinats. Là, on se rend compte qu'il pèse encore une chape de plomb sur la société roumaine. C'est très net en ce qui concerne le manque de transparence autour des orphelinats. A notre arrivée, nous avons donc trouvé portes closes, et nous avons passé une semaine à négocier l'autorisation de visiter quelques établissements. Au bout de huit jours, la Direction de la protection de l'enfance a consenti à nous ouvrir les portes de «l'orphelinat modèle» de Botosani, où la direction nous a fait clairement comprendre qu'on n'avait pas besoin de nous. A cet instant, les camions étaient encore pleins, et nous étions prêts à repartir en France. Deux rencontres ont fait que nous avons finalement pu mettre en place ce que nous avions souhaité faire à Botosani : la rencontre d'une roumaine parlant très bien le français et la rencontre du principal financeur de la Protection de l'enfance, le président du conseil général du département de Botosani. Ce dernier a pris « Orphelins du Monde » au sérieux. Un de nos principaux financeurs SANOFI-Synthelabo implanté à Bucarest, nous a aidé en prenant contact avec la Direction de la protection de l'enfance. A partir de là, les portes de cinq orphelinats se sont ouvertes". L’école d’infirmière repartira en juillet 2001 Quinze jours après leur arrivée, l'équipe d'Orphelins du Monde a mis en place une action de soutien aux enfants âgés de 0 à 4 ans de l'orphelinat de Luceafarul. Une action qui se divise en deux volets : un soutien humain et matériel. Tout d'abord, quinze élèves-infirmières de l'école de Mantes-la-Jolie rejoindront l'orphelinat en juillet 2001. Le but étant de donner au personnel encadrant de l'orphelinat, en nombre très insuffisant (1personne pour 25 enfants) des habitudes d'hygiène et des conseils de soin en puériculture. Une équipe d'animatrices du Mantois, financée par le conseil général devrait faire partie de la mission “pour animer l'orphelinat et créer une atmosphère de convivialité” explique Emmanuel Morin. Une équipe de garçons dépêchée sur place sera chargée des petits travaux d'entretien et de réparation de la structure. Concernant le soutien matériel à l'orphelinat, «Orphelins du Monde» financera à hauteur de 300 000 francs la réfection de la toiture de Luceafarul. Sur place des entreprises locales ont déjà proposé des devis. Emmanuel Morin explique que l'association devrait aussi prendre en charge le renouvellement du mobilier de l'établissement qui n'est pas adapté aux besoins des jeunes enfants. Prévenir l'abandon Au delà de cette action de parrainage, Emmanuel Morin et les membres de la mission souhaitent aussi travailler sur un projet d'aide et d'assistance régulière aux familles roumaines en difficulté, pour prévenir l'abandon. C'est l'axe majeur de l'action engagée par “Orphelins du Monde”. Un réseau de correspondants constitué à Botosani cet été, permet de financer au fur et à mesure les besoins des familles recensées. “Nous recevons tous les mois depuis notre départ de Roumanie, un bilan de la distribution de vêtements, de produits sanitaires et d'aliments faite auprès de ces familles” indique Emmanuel Morin. Enfin le troisième et dernier axe consiste en un projet d'échange avec deux écoles de musique. “La rencontre d'une école de musique d'un orphelinat, ayant obtenu le second prix national de musique a remis les choses à leur place” déclare le président d'"Orphelins du Monde", “ces enfants ont d'énormes qualités, je souhaiterais qu'ils puissent venir en France et que des liens se créent avec de jeunes musiciens français”. En définitive, mis à part une amorce de son action difficile sur le terrain, “Orphelins du Monde” retient de cette première mission, “d'énormes liens d'amitiés créés, même si au départ nous nous sommes heurtés à la méfiance du gouvernement et des personnels soignants” notait Emmanuel Morin. “C'est que nous sommes sans aucun doute les premiers à faire les erreurs” concluait-il. VIH - Sida - Rémissions, guérison de sida Tout au long des séances individuelles ou collectives que je réalisais, j’observais une constante : les difficultés psychologiques ou somatiques sont en étroite relation avec un manque ou un défaut de réalisation personnelle ou professionnelle, d’investissement dans la vie, un manque d’amour pour soi et pour les autres. L’absence d’objectifs, de buts, d’idéal et de satisfaction génère souvent l’apparition de symptômes. D’où la nécessité de recréer en soi une raison vitale d’exister ; se donner les moyens de se réinvestir progressivement dans le plaisir de vivre. Alain “Quelles que soient les galères que l’on vive, des choses magiques en naissent. ” Alain.Développez votre détermination à vous réaliser.Je connais Alain depuis une vingtaine d'années. Au fil du temps, il est devenu un ami et un guide dans le domaine qui me passionne. Son histoire en dit long sur son caractère peu commun. Meurtri par un climat familial pénible, alors qu’il vient d’avoir vingt-deux ans, Alain pense de plus en plus au suicide. Cette pensée tenace ne se sépare plus de lui. Un seul espoir le maintient en vie : il veut découvrir le monde par ses propres moyens. Sur un coup de tête, il saisit quelques cartes, prépare un balluchon d'affaires, enfourche son vélo et quitte son village natal de Haute Savoie. Armé de sa ténacité et de son courage, il avance sur le chemin de l'aventure de sa vie. Il parcourt les montagnes, avec un objectif fou et sublime qu'il ne pourra réaliser que grâce à une extraordinaire détermination. Le col du Simplon qui surplombe l'Italie est la proie d'une tempête de neige. La progression devient éreintante, prélude à une dangereuse descente sur les routes verglacées. L'Italie accueille Alain frigorifié, trempé et exténué. Les quelques mille francs qu'il emporte pour son voyage y seront dépensés en hôtel et en nourriture. Chaque jour, il pédale au moins cinq heures. Des habitants l’accueillent, lui offrent l'hospitalité, un quignon de pain, un fruit. Certains prennent le temps de faire sa connaissance, l'hébergent plusieurs jours, reculant le moment de son départ. Mais toujours, Alain reprend son chemin, affronte la solitude et la faim. Il dort dans sa petite tente et se nourrit la plupart du temps de pain, de fruits et de sucre. Ce régime alimentaire allié aux efforts du cycliste l’amaigrissent considérablement, l'endurcissent aussi dans sa volonté de réussir. La carence nutritionnelle et cet exercice quotidien font apparaître des plaies sur son corps. Des plaies qui ne cicatrisent pas. La mer Adriatique paraît. Avec elle les poissons qu'Alain pêche et qui rajoutent un élément essentiel à son ordinaire. Sa santé s'améliore. Il longe le bord de mer, traverse la Yougoslavie jusqu'à Dubrovnik en se nourrissant du produit de sa pêche. À l'époque, le camping sauvage était fortement déconseillé en Yougoslavie. Les montagnes du Monténégro l'attendent, préludes à de sombres moments. Dans les premiers villages, les enfants lui jettent des pierres. Personne ne souhaite qu'il s'y attarde. On le chasse de partout. Le doute et le découragement l'assaillent mais il concentre son énergie sur son objectif et poursuit sa route, inlassablement. La Macédoine, enfin, lui réserve un meilleur accueil. On lui offre des melons, des pastèques, une grange pour passer la nuit. Un grand-père, croisé à la frontière grecque, l’invite chez son petit-fils. Il s'y lie d’amitié éphémère et son chemin se poursuit jusqu'à Thessalonique, poussé par un vent bienveillant. Un vieil homme lui offre l'hospitalité. Celui-ci ne parle ni français, ni anglais mais un contact d'une rare qualité s'instaure et donne naissance à une grande amitié spontanée. La route pourtant est longue encore et avec elle l'hiver qui s'achemine. La mort dans l'âme, Alain affronte la montagne et les intempéries, toujours plus seul dans la tempête. Les épreuves endurées donnent plus de force encore à l'énergie qui le pousse en avant. La traversée de la Turquie est épuisante et il parvient à Istanbul complètement carencé. Les produits de sa pêche l'aideront à survivre grâce au troc contre d'autres aliments. En quelques occasions, le matériel de peinture qu'il a emporté lui permet de réaliser la devanture d'un magasin, en échange d'un peu d'argent ou de nourriture. Près du Bosphore, il se lie d'une amitié intense, s'initie à la culture turque, puis repart encore. Meilleurs sont les moments et plus les séparations deviennent douloureuses. Malgré tout, Alain avance, presque désemparé parfois, à la découverte du destin qui l'attend sur son chemin. Parfois, les pires insultes incompréhensibles se mêlent aux jets de pierres qui le blessent. Proche du renoncement, meurtri, carencé par trop peu de nourriture et d'amour, Alain dépérit, souvent songe avec doute à ce projet fou qui risque de lui coûter la vie. Il se demande pourquoi il n'est pas resté en France, à mener une vie confortable avec un emploi ordinaire, un appartement, des amis fidèles. Son périple doit pourtant se poursuivre. Il le veut, de toutes ses forces. Au milieu des steppes, des villages iraniens se montrent hospitaliers, curieux de le connaître, d'échanger. D'autres s'avèrent agressifs et dangereux et il croise la mort au détour de plus d'une rue. Sa flûte en osier est saisie par un colosse insultant. Elle vole en éclats entre ses mains, sur son genou. Le village fait cercle autour de la victime, l'empêchant de s'échapper. Le colosse le défie en combat singulier. Plongeant au pied de la foule, Alain parvient in extremis à s’enfuir sur son vélo. Chaque souffrance physique mais aussi psychologique se grave en lui comme chaque moment d'espoir ou d'amitié. Les premières l'affaiblissent, lui donnent envie de baisser les bras, de tout abandonner, les seconds ressuscitent en lui le désir de vivre et de partager. De poursuivre sa route toujours plus loin. Découvrir de nouveaux paysages et de nouveaux visages, de l'aube au crépuscule. A Téhéran c'est un nouvel hiver. La révolution fait rage. Les balles sifflent. Des rafales de mitraillettes ponctuent de trop longs silences. De ces silences percés par les pleurs. A l'ambassade de France où vient se réfugier un opposant, les balles déchirent les vitres et s'écrasent sur le mur. Il ne fait pas bon s'attarder en ce pays troublé. Un choix s'impose alors pour accéder enfin à l'objectif si convoité. Deux possibilités : traverser l’Afghanistan où règne une tension qui va se métamorphoser en invasion soviétique. Ou passer par le Pakistan dans lequel la situation politique, religieuse et ethnique est explosive. Alain opte pour le Pakistan bien que le sachant secoué par la violence. Dans ce pays blessé, on tente de l'agresser, le voler, le violer. A chaque fois, il esquive, se dérobe, avec le minimum de violence comme un sage guerrier. Il poursuit son voyage, tenace, accroché à son rêve qui apparaît au loin. L'Inde qu'il convoitait se dresse devant lui au terme d'un périple de trois ans. Il retrouve ce pays qui l'a fasciné lors de deux précédents voyages. Son pari est gagné lorsqu'il arrive en vélo à New Delhi. Vous l'aurez compris, Alain est une personne peu ordinaire. Sa détermination est à l'image de son exploit et c'est à mon sens cette essentielle qualité qui lui a permis de vaincre toutes les autres difficultés qui ont semé son destin à venir. De retour à Paris en 1990, à l’âge de trente-trois ans, après avoir voyagé et profité de la vie, parfois avec excès, toujours avec intensité, Alain vit tout un ensemble de symptômes inquiétants s'abattre sur son corps en hordes barbares et incontrôlées, jour après jour plus terribles. Il souffrit d'étourdissements, de vertiges dont les paroxysmes lui faisaient perdre connaissance. En quelques semaines, il perdit l'appétit et un poids important ; vit sa peau se couvrir de rougeurs puis de plaques purulentes dont la démangeaison insupportable lui arrachait des cris de douleurs. Son cœur battait parfois la chamade, sa tension augmentait ou baissait sans raison. A cela s'ajoutaient des troubles intestinaux sévères, des douleurs diverses et inexpliquées ainsi qu'une forte fièvre. Certains jours une faiblesse extrême le maintenait alité, d'autres nuits le sommeil se refusait à lui. Les examens médicaux qu'il réalisa montrèrent qu'il était atteint d’hépatite C et de sida à un stade déjà fort avancé. Le virus d'immunodéficience humaine (VIH) s'installe au coeur des défenses immunitaires dans certains globules blancs ; précisément dans le lymphocyte T4, où il se reproduit puis extermine son hôte. Ainsi dans la phase de sida que connaissait Alain, cette population était passée de 1000 à 214 au mm3. Il fut aussitôt hospitalisé et son médecin utilisa les traitements les plus incisifs pour remédier à son mal. Malgré ces tentatives, de nouveaux symptômes apparaissaient chaque jour. Sa santé se détériora progressivement. Alain m'apprit son diagnostic quelques mois après. La conviction qu'il avait de mourir très prochainement lui donnait une certaine sérénité. Autour de lui beaucoup d'amis étaient morts depuis longtemps et il s'acheminait presque tranquillement, comme résolu, sur le chemin de son dernier voyage. Lorsqu'il me dépeignit cette perspective, je lui offris une séance d'hypnose afin de le soulager de ses souffrances. Il déclina poliment mon offre. Il voulait s'en sortir seul, comme toujours. Son état continuait d'empirer. J’insistais. "On verra plus tard" me dit-il. Il se laissait ronger impuissant par son mal. Toutefois, au mois de juin 92, alors au seuil de la mort, comprenant que la médecine était tout aussi impuissante que lui, il finit par accepter ma proposition. Nous parlâmes longuement de la cohorte impressionnante de symptômes qu'il endurait chaque jour. Il me dit son désir de baisser les bras et de s'éteindre rapidement sans trop de souffrance. Il me parla de sa mauvaise relation avec son médecin qui le considérait comme un numéro, un cobaye sans âme tout juste bon à tester tel médicament ou tel autre traitement. Aucun ne s'était montré efficace et il sentait que le spécialiste n'avait plus aucun espoir, qu'il se détournait de lui. Je lui recommandai vivement d'en changer et lui dit à quel point une bonne relation avec le soignant est déterminante. Je lui parlai aussi de la recherche sur l'hypnose et le cancer, de l'espoir quelle suscitait et qui pouvait se transformer en rémissions spontanées. Son visage s'éclaira d'une lueur d’intérêt. Je passai en revue les personnes condamnées par les médecins mais dont la façon de considérer la maladie et la vie s'était soudain modifiée et avait entraîné une guérison inexplicable. Oscillant entre le scepticisme et la curiosité, Alain accepta de faire l'apprentissage de l'auto-hypnose. J’enregistrais la séance comme à mon habitude et nous partîmes ensemble dans un voyage au cœur des ressources de son inconscient. A notre retour, Alain me dit avec un sourire à quel point cette technique était proche des séances de méditation qu'il pratiquait régulièrement à une époque lointaine. Il se sentait étrangement mieux, bien détendu et comme rasséréné d'avoir retrouvé des souvenirs oubliés de son enfance ; notamment le plaisir enfantin de jouer et de s'amuser des petits riens de l'existence. J'invitai Alain à pratiquer régulièrement cette technique ; à chercher dans sa mémoire les souvenirs heureux de sa vie, s'emplir des émotions positives qu'ils contenaient. Nous nous retrouvâmes une semaine après pour une deuxième séance. Alain se sentait beaucoup mieux. Son visage s'était éclairé d'une vitalité nouvelle. Il m'apprit qu'il avait congédié son médecin avec un immense plaisir. Il avait également arrêté tous ses traitements. J’insistais sur la nécessité de trouver un nouveau médecin et de poursuivre ses traitements de façon à utiliser toutes les chances qui lui étaient offertes d'améliorer sa situation. Alain, sans me le promettre, me dit qu'il y réfléchirait. Il évoqua ses séances qui lui faisaient le plus grand bien. Un souvenir en particulier s'est avéré précieux. Lors de l'un de ses voyages dans la jungle indienne, au détour d'un chemin, il découvre un magnifique temple hindouiste en ruine que la végétation luxuriante avait presque entièrement dévoré. La splendeur de l'architecture et des monumentaux bas-reliefs est rehaussée par l'étonnante vivacité de la nature qui s'agrippe et s'unit au bâtiment dans une profonde étreinte. Une étreinte qui évoque l’enlacement intime de la vie avec la mort, la mort avec la vie ; unis, inséparables et complémentaires, dans la spirale de l'évolution. Il s'assied sur une pierre et contemple la progression de la végétation que rien ne semble pouvoir arrêter. Devant ce spectacle étonnant, Alain connaît un moment de bonheur extraordinaire, une expérience mystique. Il se sent lui aussi uni au monde, au temps et à l'espace par un indestructible lien, comme si chaque particule de son être fraternisait avec celles de l'univers tout entier ; il réalise qu'il ne fait qu'un avec le cosmos et que toute cette vie bouillonnante lui donne naissance chaque jour pour qu'il y participe. Chaque chose est à sa place dans l'équilibre de l'existence. Comme touché par une grâce divine, il connaît un état proche de l'extase, un plaisir infini à se sentir vivant, vibrant de la même énergie que ce qui l'entoure. Ce magnifique souvenir, si riche en perspectives, constitua la base de notre seconde séance d'hypnose. Alain en ressortit transformé et empli de la même énergie vitale que celle qu'il avait vécue alors. Il se sentait remarquablement bien, fort, déterminé et dynamique. Il était à nouveau en harmonie avec lui-même et avec le monde, oxygéné par une énergie de vie indestructible. Alain disparut alors pendant de longs mois. Inquiet, je tentai de le contacter, ce qui s'aViérait difficile car il refusait d'avoir le téléphone. Au mois d'octobre, j'eus la surprise de recevoir de ses nouvelles. Alain se battait armé de sa seule détermination contre sa maladie. Il refusait les traitements malgré toutes mes recommandations. Par contre, il pratiquait l'auto-hypnose environ deux heures chaque jour, et observait qu'après ses séances certains de ses symptômes finissaient par céder et même parfois disparaître tout à fait. Alain effectuait ses exercices avec régularité et discipline. Lors d'exercices de visualisation, des images s'étaient imposées à lui. Il s'imaginait comme un grand chêne, prenait conscience de la sève qui coulait en lui dans la moindre feuille, dans la plus petite radicelle. Cette sève représentait tout à la fois un élément nutritif, vital pour le grand arbre et un poison destructeur pour tout ce qui était étranger à son être et sa santé. Un an après le début de ses séances, Alain avait réussi à contrôler l’occurrence des symptômes. Sans aucun traitement médical, ses T4 était remontés à 738. Ses malaises divers commençaient à s'estomper. En fait, par le biais d'une vigilance nouvelle, il repérait ce qui pouvait devenir pour lui une frustration et s'en détournait. Les situations problématiques et tout ce qui ne lui paraissait pas juste constituaient l'occasion d'apprendre à vivre différemment. Alain apprenait à respecter ses besoins, ses envies et ses désirs. Sa qualité de vie s'améliora de jour en jour. Alain commençait à s'occuper et à prendre soin de lui. Il élabora des projets d'avenir ; d'abord à court et moyen terme. De petites satisfactions qui enrichissaient son existence. Il se faisait des cadeaux, profitait avec intensité de tous les bons moments de la vie. Deux ans après nos séances, il profitait d'une bonne santé et son immunité ne faisait que croître. Cependant, lorsqu'il n'était pas en accord avec lui-même, lorsque sa route se détournait de ses objectifs, un symptôme se profilait invariablement. A chaque fois différent du précédent, un indice, un signal d'alarme lui faisait comprendre qu'il ne respectait pas ce qui lui était essentiel. Alors, il réfléchissait à la situation. Que s'était-il passé ? Quelles émotions l'avaient assailli ? Quel vieux souvenir le hantait ? Après s'être interrogé sur ce qu'il avait vécu, Alain prenait la décision qu'il jugeait profitable à son équilibre. Il s’aperçut que la localisation de ses troubles physiologiques avait toujours une correspondance avec son état psychologique. Des troubles pulmonaires se manifestaient lorsqu'il manquait d'air, d'espace, d'évasion. Des problèmes cutanés quand une difficulté le touchait de près, quand il était en conflit avec une partie de lui-même et qu’il se sentait mal dans sa peau. La fatigue s’immisçait lors d'une phase de désinvestissement de sa vie... Comme un éternel voyageur, à chaque embûche, Alain faisait le point, calculait sa trajectoire et prenait un sentier détourné en direction de son objectif. Après trois années de ce travail quotidien, les nombres de T4 avaient encore augmenté et se situaient dans les proportions d'une personne normale. Le stade de sida avancé avait cédé la place à un état des plus asymptomatique. Alain se demanda alors si cette rémission était réellement due à sa pratique personnelle. Du jour au lendemain, il arrêta de réaliser ces séances. Deux mois plus tard, il fut hospitalisé pour une dépression grave. Dans le même temps, il perdit presque la moitié de son patrimoine immunitaire. Je le rencontrai alors et l’encourageai à se réinvestir dans sa pratique vitale. Ce qu’il fit avec modération. Alain me confia que son désir de vivre était des plus relatifs. Il lui fallait, à la limite, être dans une situation d’urgence vitale pour se sentir stimulé à vivre. Quand sa santé revenait au beau fixe, il se sentait curieusement moins enthousiaste. La proximité de la mort était pour lui une source de motivation. Il est vrai que son mode de vie était particulier. Il a toujours refusé d’avoir le téléphone et menait, depuis de longues années, l’existence solitaire d’un ermite. Cette solitude le rendait triste, de plus en plus insociable et presque misanthrope. Un jour, son propriétaire décida de récupérer le studio où il s’était installé. N’ayant qu’un travail à mi-temps et personne pour se porter caution, il ne put se trouver un nouveau logement. Je l’invitai alors à partager mon lieu de vie. Alain s’installa dans une petite chambre de la maison, donnant sur le jardin. Il passait ses journées à travailler sur son ordinateur, jouer du synthétiseur et menait une existence indépendante. Toutefois, il avait presque complètement arrêté sa pratique et quelques symptômes cutanés se manifestèrent. En 1998, il prit contact avec un nouveau médecin qui lui prescrivit une trithérapie à titre préventif, compte tenu de ses 270 T4. Ce traitement double rapidement le nombre de ces cellules. Par contre, pendant deux ans, il souffre de vomissements, de fatigue, et les symptômes cutanés persistent. En janvier 99, des troubles hépathiques s’accentuent et sa charge virale monte à 240 000. Comme ces mauvais résultats se maintiennent, en janvier 2000, Alain décide d’arrêter la trithérapie. Bien sûr, il aurait été préférable d’équilibrer les traitements plutôt que d’y mettre un terme... Pourtant, ces symptômes disparaissent. Son état de santé s’améliore rapidement. Juin 2000. Huit ans après ces deux séances d’apprentissage de technique de santé, et grâce à sa pratique, Alain, malgré sa séropositivité, est en bonne santé. Il connaît parfois des hauts et des bas modulés par son état d’esprit et sa motivation à vivre. Il ne pratique plus sa technique de la même façon, ni avec la même fréquence. Mais en cas de coup dur, il sait qu’il peut compter sur ses propres ressources intérieures. Il renoue avec sa pratique lorsque cela s’avère indispensable. « J’ai des ressources inespérées, l’impression d’avoir un corps qui se défend pour moi. », me confia récemment Alain. « Même les inflammations et les infections buccales se guérissent d’elles-mêmes. » constate-t-il. Alain fait confiance à sa dynamique de vie pour l’aider à garder le cap sur la santé. Aujourd’hui, il vit sa situation avec sérénité et n’a plus de symptômes récurrents. Il sait que son état de santé est aussi le reflet de son état d’esprit. L’intégration à sa vie de la pratique des techniques de santé se mue-t-elle en réflexe ? Vient-elle raviver l’instinct de survie ? Recréer une raison de vivre ? 1°) En état de relaxation approfondie, vous pouvez utiliser cette belle métaphore d’Alain, si elle vous convient, et vous imaginez arbre, puisant votre énergie dans un sol fertile et dans un radieux soleil. 2°) Imaginez toutes les représentations du même ordre que vous pourriez u
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